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La bande des Ayacks (1938) - Simon - 12-10-2025 L’effroi s’est emparé de Malaïac, petit bourg du Pays Perdu, où se succèdent des incidents burlesques ou pathétiques… Lorsque des «justiciers» se mêlent de faire régner la Justice, tout est à craindre, l’ordre établi vacille et des notables s’affolent. Qui l’emportera des Ayacks en révolte, ou de ceux qui ne veulent rien comprendre, rien modifier, rien admettre ? Premier roman de Jean-Louis Foncine, classique du roman jeunesse, il porte déjà en lui toute la magie de cet auteur inclassable, avec un cocktail (action, idéal, humour et poésie) dont lui seul détenait le merveilleux secret. Terror has taken hold of Malaïac, a small town in the Lost Country, where burlesque or pathetic incidents follow one another... When "vigilantes" get involved in ensuring that justice reigns, everything is to be feared, the established order falters and notables panic. Who will prevail, the Ayacks in revolt, or those who do not want to understand anything, modify anything, admit anything? Jean-Louis Foncine's first novel, a classic of the children's novel, it already carries within it all the magic of this unclassifiable author, with a cocktail (action, ideal, humor and poetry) of which only he held the wonderful secret. LA BANDE DES AYACKS constitue le premier récit axé sur la contestation en groupe des jeunes envers les adultes, qui ait paru en Littérature de jeunesse. Sans doute Mark Twain, Dickens, Hector Malot et beaucoup d’autres auteurs, sans oublier la comtesse de Ségur, avaient-ils mis en scène des enfants terribles, voire révoltés, mais ceux-ci ne présentaient aucun programme de réformes. Leur protestation s’inscrivait dans un contexte de sociabilité et de culpabilité, qui laissait intact le bien-fondé de l’attitude des adultes. Un enfant malheureux était sauvé par les « Bons », un enfant indigne était puni et pardonné. Tout s’arrangeait dans le meilleur des mondes. Et les auteurs plus modernes n’avaient jamais osé modifier franchement ce schéma. Un livre qui n’a pas une fin heureuse et optimiste n’encourt-il pas généralement les foudres des éducateurs ? Dans les « Ayacks », un groupe de jeunes réclame sa place au soleil et le droit à « la Justice » contre des notables plus préoccupés de leur réussite matérielle et sociale, que de l’éducation vraie de leurs rejetons, et qui établissent des discriminations insupportables entre riches et pauvres, entre bourgeoisie et menu peuple. L’atmosphère des petites villes et des grosses bourgades n’a guère changé à cet égard. Le plus remarquable est que les enfants des notables eux-mêmes se désolidarisent des agissements de leurs aînés, et épousent la cause des humbles. Leur révolte n’est pas violente. Agissant par l’humour, par une invention sans cesse renouvelée de « coups » fameux et bien dirigés, ils usent d’une arme plus meurtrière que toutes, qui a nom : le ridicule. Quote: THE AYACK GANG is the first story to appear in Children's Literature about the group protest of young people against adults. No doubt Mark Twain, Dickens, Hector Malot and many other authors, not to mention the Countess of Ségur, had staged enfant terribles, even rebels, but they did not present any programme of reforms. Their protest was part of a context of sociability and guilt, which left intact the validity of the adults' attitude. An unfortunate child was saved by the "Good", an unworthy child was punished and forgiven. Everything was arranged in the best of all worlds. And frankly, more modern authors had never dared to modify this schema. Doesn't a book that has no happy and optimistic ending generally incur the wrath of educators? In the "Ayacks", a group of young people claim their place in the sun and the right to "justice" against notables who are more concerned with their material and social success than with the true education of their offspring, and who establish unbearable discrimination between rich and poor, between the bourgeoisie and the common people. The atmosphere of small towns and villages has hardly changed in this respect. The most remarkable thing is that the children of the notables themselves dissociate themselves from the actions of their elders, and espouse the cause of the humble. Their revolt is not violent. Acting through humou, through an incessantly renewed invention of famous and well-directed "blows," they use a weapon more deadly than any other, which has the name: ridicule. |